À l’occasion de l’ouverture de la COP26 (Conférence de l’ONU sur les changements climatiques) à Glasgow, la militante écologiste malienne Mariam Diallo Drame, présidente de l’Association Femmes Leadership et Développement Durable (AFLED) et ancienne conseillère du Premier ministre, a accordé un entretien à la journaliste Coumba Kane, publié par Le Monde.
Dans cet entretien, Mariam Diallo Drame explique que les femmes africaines paient un tribut disproportionné au changement climatique : selon les Nations unies, citées dans l’article, elles ont, avec les enfants, quatorze fois plus de risques de mourir lors d’une catastrophe naturelle que les hommes. Au Sahel, ce sont elles qui assurent la corvée d’eau et de bois, rendue plus pénible par les sécheresses répétées, tout en étant plus pauvres et plus dépendantes de l’agriculture.
Elle pointe également un manque de solidarité entre délégations africaines dans les négociations climatiques internationales, et regrette que les financements internationaux, comme ceux du Fonds vert pour le climat, restent majoritairement orientés vers de grands projets technologiques portés par des hommes plutôt que vers des initiatives portées par des femmes à impact direct sur les communautés.
Elle appelle enfin à une politique d’adaptation qui s’appuie sur les savoir-faire des agricultrices maliennes (valorisation énergétique, énergies alternatives, points de ravitaillement en eau) et souligne le lien entre crise climatique et insécurité au Mali, la mobilité réduite des femmes en zone de conflit aggravant leur exposition aux violences.
Cet article propose une synthèse de l’entretien accordé par Mme DRAME Mariam DIALLO à Coumba Kane et publié par Le Monde Afrique à l’occasion de la COP26. Consulter l’entretien original sur Le Monde.